L’un des objectifs de l’audit énergétique d’un logement est d’évaluer son efficacité thermique en vue de définir des scénarios d’amélioration. Avec une attention particulière aux performances de l’isolation du bâtiment.

Une méthodologie standardisée

Première remarque, l’audit énergétique est une prestation standardisée, qui découle d’un texte réglementaire. Ce dernier précise d’entrée que l’audit délivre une estimation de la performance énergétique, et non une mesure. Un audit ne prétend donc pas à l’exactitude, mais plutôt à une approximation raisonnable.

Deuxième remarque, l’audit énergétique ne peut être exécuté que par un professionnel formé à sa réalisation et agréé. C’est le cas des auditeurs de C2ET, bureau d’études labellisé RGE du groupe ACTIV.

L’estimation des performances énergétiques est obtenue en suivant une procédure rigoureuse et toujours identique. Il s’agit d’ailleurs de la même méthodologie que celle employée pour réaliser un diagnostic de performance énergétique (DPE). Lorsqu’un DPE a déjà été réalisé récemment, l’auditeur peut s’appuyer sur les données collectées pour son élaboration, et les compléter lors de sa visite du logement.

Collecte des informations

L’estimation de la performance de l’isolation est réalisée à partir des données relatives à l’habitation. Les informations nécessaires portent sur différents points :

  • Enveloppe du bâtiment : linéaires, surfaces, matériaux, épaisseurs des différentes couches
  • Surfaces des parois potentiellement concernées par des pertes de chaleur : murs, plafonds, planchers, ouvertures, portes
  • Ponts thermiques, c’est-à-dire les points faibles dans l’isolation

En pratique, l’auditeur collecte les données utiles dans la documentation disponible.

  • DPE antérieurs
  • Diagnostics techniques, en particulier s’ils ont donné lieu à un sondage pour connaître la composition des parois
  • Toutes preuves relatives à la construction du bâtiment (plan d’architecte, photos, factures des travaux effectués, etc.)

La visite sur site permet de compléter certaines informations par des observations directes. Et, si elles sont techniquement réalisables, par des mesures.

Si des données demeurent inconnues, elles sont remplacées par des valeurs par défaut. Cela peut conduire à une modélisation du bâtiment plus éloignée de la réalité. Dans un souci de fiabilité, il est donc recommandé de réunir le plus grand nombre de documents possibles.

Calcul par logiciel des performances de l’isolation thermique

Les données collectées par l’auditeur sont ensuite saisies dans un logiciel qui effectue les calculs. Les résultats sont présentés dans le rapport d’audit, sous forme d’une estimation des déperditions thermiques du bâtiment en kW. Une répartition en pourcentage des pertes entre le toit, les murs, les ouvertures, le sol et la ventilation est également présentée.

La composition des parois est déterminante

C’est la composition des parois qui détermine leurs performances d’isolation. À chaque matériau est associé un coefficient de conductivité thermique lambda (λ). En fonction de son épaisseur, on calcule la résistance thermique (R) de chaque couche de matériau dans la paroi.

En additionnant les résistances thermiques des différentes couches et en y ajoutant la résistance superficielle, on obtient celle de la paroi complète. Plus sa valeur est élevée, plus la paroi est isolante. Elle se mesure en m².K/W (mètre carré Kelvin par Watt). À titre indicatif, les seuils à atteindre pour considérer les performances comme suffisantes sont les suivants.

  • Combles perdus : R ≥ 7
  • Combles aménagés : R ≥ 6
  • Murs : R ≥ 3,7
  • Planchers bas : R ≥ 3

En fonction des performances estimées des différents éléments, l’auditeur peut déterminer si des travaux sont nécessaires pour améliorer l’isolation des parois. Atteindre les valeurs présentées précédemment est dans ce cas impératif pour bénéficier des aides de l’État.

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