Le fonctionnement d’une pompe à chaleur (PAC) repose sur la récupération de calories présentes dans le milieu naturel. Ce dernier est le plus souvent l’air (aérothermie), mais il existe également des modèles de PAC pompant l’énergie dans l’eau (hydrothermie) ou dans le sol (géothermie).

Les calories récupérées sont ensuite restituées dans l’air intérieur (PAC air-air), ou dans le circuit de chauffage. Celui-ci alimente les radiateurs, le ballon d’eau chaude sanitaire ou encore les planchers chauffants (PAC air-eau).

Ces sources d’énergie naturelles et gratuites sont quasiment inépuisables. Elles couvrent en moyenne 70% des besoins énergétiques d’une PAC. C’est pourquoi on considère les pompes à chaleur comme des systèmes de chauffage ou de rafraîchissement à énergie renouvelable.

Elles consomment néanmoins un peu d’électricité pour compresser, détendre et faire circuler leur fluide caloporteur. En proportion, cela représente une quantité trois fois moindre qu’un chauffage électrique classique (30% en moyenne). Qui plus est, en France métropolitaine, l’électricité est décarbonée à plus de 80%.

Autre atout de la PAC : son efficacité énergétique est excellente. Elle est mesurée par le coefficient de performance saisonnière (SCOP) qui rend compte du rapport entre l’électricité consommée par votre pompe à chaleur et la chaleur qu’elle fournit. Un SCOP égal à 3 signifie que pour un kWh d’électricité consommé sur le réseau, votre PAC produit 3 kWh de chaleur. Cela témoigne déjà d’une bonne performance, mais les meilleures PAC affichent un SCOP pouvant aller jusqu’à 7.

Tout cela concourt à faire de la PAC une solution dont l’usage a un très faible impact sur le climat et sur l’épuisement des ressources naturelles. C’est la raison pour laquelle les ménages sont encouragés à en installer grâce à des aides financières mises en place par les pouvoirs publics. Selon vos revenus, vous pouvez prétendre jusqu’à 9 000 € d’aides de l’État, dont 5 000 € par MaPrimeRénov’ et 4 000 € avec le coup de pouce chauffage (prime CEE).